Temple de l'Eglise réformée d'Autun

(Porte Saint-André, 9 rue Gaillon, 71400 Autun)

Ce lieu de culte occupe la tour de flanquement nord de l'antique porte de Langres. La conversion de cet élément architectural défensif en église paroissiale, sous le vocable de saint André, est attesté au XIIIe siècle. C'est au XVe siècle qu'il sera augmenté, au sud, de chapelles latérales venant obturer l'arcade piétonne septentrionale de la porte. La restauration de cette dernière par Viollet-le-Duc les a supprimées en 1847. A l'abandon depuis 1791, cette église a été attribuée à la fin des années 1960 à l'Eglise réformée d'Autun qui en a assumé la restauration dont celle de l'intéressante peinture murale du XIIIe siècle qui égrène, sur l'intrados du grand arc brisé séparant l'abside de la nef, les travaux des mois de l'année.

Chapelle Saint-Nicolas - Musée lapidaire

(10 rue Saint-Nicolas, 71400 Autun)

Liée à l'hôpital Saint-Nicolas, probablement fondé durant le haut Moyen-âge, cette chapelle servait d'annexe à l'église Saint-André. Composée d'une nef charpentée et d'une abside voûtée en cul-de-four, elle témoigne de deux campagnes de construction. Au XIe siècle appartiennent les murs latéraux de la nef tandis que la façade et le chevet sont contemporains de la cathédrale Saint-Lazare, soit du second quart du XIIe siècle. L'abside concentre les éléments décoratifs les plus intéressants : suite d'arcatures reposant sur des colonnettes, Christ en majesté peint au cul-de-four. Vendue comme bien national, passée en des mains privées, elle sera en 1861 rachetée par la Ville d'Autun et convertie en musée lapidaire par la Société Eduenne des Lettres, Sciences et Arts.

Chapelle du Sacré-Cœur de la Maison Saint-Antoine

(10 rue Saint-Antoine, 71400 Autun)

Ce sanctuaire a de tout temps lié son sort aux bâtiments qu'il jouxte, maison-Dieu du Chastel d'Autun, sous l'autorité du chapitre cathédral à partir du XIIIe siècle et le vocable du Saint-Esprit puis de saint Antoine, petit séminaire à la veille de la Révolution, grand séminaire au lendemain de celle-ci, caserne de 1906 à 1931 puis à nouveau grand séminaire jusqu'à sa suppression à la fin des années 1960 et enfin maison de retraite diocésaine, actuellement privée. L'actuelle chapelle, indépendante de la maison de retraite, a été réaménagé en 1933 par l'architecte Alphonse Guerrin à l'intérieur des murs du XVIIe siècle, dans un style mêlant influences néo-Renaissance et Arts-Déco. Son mobilier (autel et statues principalement) a été modifié lors du passage des lieux du statut de séminaire à celui de maison de retraite.

Chapelle de la Résidence Sainte-Anne

(7 ruelle Sainte-Anne, 71400 Autun)

Ancien hospice des Petites soeurs des Pauvres construit entre 1875 et 1877, devenu maison de retraite vers le début des années 1990.

Évêché

(Place du Cardinal Perraud, 71400 Autun)

L’exposition se déroule dans le hall majestueux de l’évêché, siège des évêques d’Autun, Chalon et Mâcon depuis le VIe siècle. Place du Cardinal Perraud, à deux pas de la cathédrale Saint Lazare, au cœur du quartier historique.

Chapelle Saint-Aubin de l'ancienne Maîtrise

(9 place du Terreau, 71400 Autun)

L'actuelle chapelle Saint-Aubin est le principal vestige en élévation de l'ancienne cathédrale Saint-Nazaire. Eglise-mère du diocèse, cette dernière conservera son titre jusqu'en 1720, avant qu'elle ne soit démolie en 1783. Plusieurs reconstructions et modifications ont jalonné sa longue histoire jusqu'à la seconde moitié du XIIIe siècle où son choeur est totalement rebâti. De ce dernier seule a survécu la première travée occidentale du collatéral sud qui sert de nef à l'actuelle chapelle dont seul le choeur correspond à l'ancienne chapelle latérale Saint-Aubin, surmontée au XVe siècle d'une salle haute. Cette travée a été divisée verticalement à la fin du XVIIIe siècle ; c'est de cette époque que date la cheminée qui s'y trouve. L'actuel niveau de son sol correspond à celui du choeur disparu sous lequel s'étendait l'église souterraine Saint-Jean-de-la-Grotte, ancien baptistère.

Eglise Saint-Léger de Couhard

(12 rue de la Cascade, Hameau de Couhard, 71400 Autun)

La tradition locale situe à son emplacement la première phase de la passion de saint Léger, lorsqu'on lui arracha les yeux. L'édification de ce sanctuaire, sur des terres appartenant au chapitre cathédral, est peu documentée. Éphémère église paroissiale au tout début du XIXe siècle, il se compose d'une nef romane plafonnée (de la fin du XIe siècle vraisemblablement), d'un vaste chœur du XVIIIe siècle ainsi que de chapelles et d'un clocher du XIXe. L'effigie en pierre de son saint patron, datant du XVII e siècle, trône dans la niche qui surmonte la porte occidentale.

La chapelle N-D des Bonne-Œuvres et des Sept Dormants

(7 place Sainte-Barbe, 71400 Autun)

Ancien réfectoire du chapitre dont les fondations remontent à une disposition prise par l'évêque Jonas dans une charte du 20 mai 858, le lieu fut aménagé en 1763 en salle de spectacle pour le prince de Condé théâtre. Vendu avec les autres bâtiments capitulaires comme bien national sous la Révolution, il fut acquit en 1870 par l'abbé Pompanon, curé de la cathédrale, afin d'y établir une chapelle, placée sous le vocable de Notre-Dame des Bonnes-Œuvres sous les plans de l'architecte Roidot-Houdaille. Depuis 2009, les nouveaux propriétaires lui a été adjoint le nom des Sept Dormants d'Ephèse, en hommage à Louis Massignon. La chapelle, décultualisée, est désormais consacrée à la création artistique contemporaine, aux rencontres inter-culturelles et inter-communautaires.