Olivier Laxe

Oliver Laxe habite et travaille à Tanger, au Maroc. Il est l’un des fondateurs de Zeitun Films.

Son premier long métrage, Vous êtes tous des capitaines, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2010, où il a reçu le Prix FIPRESCI.

Frère Philippe Markiewicz

Architecte de formation, frère Philippe Markiewicz, bénédictin de l’abbaye de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence), est rédacteur en chef de la revue trimestrielle Arts sacrés qu'il a fondée en 2009 (éditions Artège), élégante, entièrement dédiée aux arts sacrés de différentes religions.

Valère Novarina

Écrivain, poète, auteur de théâtre inclassable, essayiste, metteur en scène et peintre franco-suisse, Valère Novarina passe son enfance et son adolescence au bord du lac Léman et dans la montagne. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie, rencontre Roger Blin, Marcel Maréchal, Jean-Noël Vuarnet, veut devenir acteur mais y renonce rapidement. Il écrit tous les jours depuis 1958 mais ne publie qu’à partir de 1978. Une activité graphique, puis picturale se développe peu à peu en marge des travaux d’écritures : dessins des personnages, puis peintures des décors lorsqu’il commence, à partir de 1986, à mettre en scène certains de ses livres. Parmi ses œuvres récentes, chez POL : Le Vrai Sang (2011) ; La Quatrième Personne du Singulier (2012) ; Observez les Logaèdres ! (2014) ; Le Vivier des Noms (2015).

Laurence Mayor

Laurence Mayor est née à Neuchâtel en Suisse ; à 19 ans elle part faire du théâtre en France, où pendant plus de quarante ans elle joue des auteurs qu’elle aime : Hölderlin, Thomas Bernhard, Synge, Pirandello, Musil, Strindberg, Jon Fosse, Tchékhov, Claudel, Genêt, Corneille…

En 1986, elle rencontre Valère Novarina et s’enthousiasme pour son œuvre ; elle joue dans ses cinq premières créations : Le Drame de la Vie, Vous qui Habitez le Temps, Je Suis, La Chair de l’Homme et L’Origine Rouge. Du même auteur, elle joue dans les mises en scène de Claude Buchvald : Le Repas et L’Opérette Imaginaire. Elle adapte et joue deux monologues extraits du Drame de la vie : Entrée perpétuelle et Le Prologue du Drame de la Vie.

Noma Omran

Née en Syrie en 1970, Noma Omran vit à Paris. Cantatrice et compositrice, spécialiste du Maqâm oriental araméen et syriaque, elle se produit régulièrement sur les scènes internationales (Opéra de Lille, 2014 ; Théâtre de la Ville, Paris, 2013 ; Bozart, Bruxelles, 2012 ; Biennale de Sharjah, 2011 ; Opéra de Damas, 2010 ; Théâtre de La Monnaie, Bruxelles, 2007).

Première chanteuse à relancer le rituel sacré Zen (temple de Daitokuji, Kyoto, avec Stomu Yamashta), elle a collaboré avec la metteur en scène Ariane Mnouchkine (Gilgamesh, 2005), le chorégraphe Bernardo Montet (Les Batraciens s'en vont, 2006) et le réalisateur Ossama Mohammed (musique originale et interprétation, Eau Argentée, Syrie Autoportrait, sélection officielle Cannes ; Grierson Award, London film Festival, 2014).

Parmi ses œuvres et représentations récentes :

2015 : Festival « Autres Rivages en pays d’Uzès », France. Soirée Syrienne en marge du Festival international du film francophone de Namur (FIFF), Fribourg, Suisse. « L'art en marche, artistes syriens d’aujourd’hui », Bordeaux. Visages et Lieux, musique originale, série syrienne réalisée par Haitham Hakki. C'est l'amour, chant, un film de Paul Vecchiali.

2014 : Je vous écris de Syrie, Opéra Comique de Paris. D'Alep à Royaumont, création, Opéra de Lille. Le Papillon Syrien, création, Institut des Cultures de l’Islam, Paris.

2013 : Des notes Syriennes, création, Théâtre de la Ville, Paris. Festival Détours de Babel, Grenoble.

Khaled Aljaramani

Né en Syrie, Khaled Aljaramani vit à Lyon. Musicien, compositeur, il fut formé par des maitres de l’oud tels que Mounir Bachir et Nassir Chamma. Il est musicien dans l’Orchestre Oriental du CND (Damas et Le Caire) ; il joue comme soliste avec l’Orchestre Symphonique National de Syrie (Damas et Beyrouth) ; il enseigne ensuite l’oud pendant deux ans au CND et la musicologie à la faculté de Homs (Syrie).

Il s'est produit régulièrement aux côtés d'orchestres symphoniques ou de musique classique arabe (Syrie, Liban, Maroc, France) et poursuit des projets artistiques en solo ou en duo notamment avec le guitariste Serge Teyssot-Gay (Noir Désir) avec lequel il élabore le projet Interzone (une centaine de concerts en France, au New Morning, au Festival Radio France, à l'Institut du Monde Arabe ou encore à l'Abbaye de Royaumont).

Il a produit plusieurs albums diffusés par Harmonia Mundi et Barclay/Universal. Ses projets artistiques sont autant d'expériences et d'échanges d'idées autour des formes musicales et de la rencontre transculturelle.

Mohanad Aljaramani

Né en Syrie, Mohanad Aljaramani vit à Paris. Musicien, percussionniste, diplômé du Conservatoire de musique de Damas, membre de l’orchestre de musique traditionnelle de Damas, il se produit régulièrement avec le trio Bab Assalam au sein duquel il a enregistré en 2008, avec son frère Khaled Aljaramani et le clarinettiste Raphaël Vuillard, l’album Bab Assalam (Harmonia Mundi). En 2012 il intègre le trio Exil formé par le contrebassiste Olivier Moret. Il a aussi travaillé avec le compositeur Abed Azrié (Mucem et Opéra, Marseille ; Institut du Monde Arabe, Cabaret Sauvage et Institut des Cultures d'Islam, Paris ; Bozar, Bruxelles ; Festival de Fès de musique soufie).

Ossama Mohammed

Ossama Mohammed est un talentueux cinéaste syrien, l’un des seuls – le seul ? – identifié sur la carte des festivals de cinéma dans le monde, et en particulier Cannes. Comme pas mal de cinéastes africains de sa génération – Sissako par exemple – il a étudié le cinéma à Moscou, avant de réaliser des films avec beaucoup de parcimonie – trois longs métrages dont celui-ci (cas très particulier), un tous les vingt ans – quelques courts métrages car, on s’en doute, il ne doit pas être très facile de faire des films en Syrie. Son premier, Étoiles du jour, avait été découvert à la Quinzaine des réalisateurs en 1988, le second, Sacrifices, également montré à Cannes en 2002. Des films lyriques et poétiques, politiques aussi comme pouvaient l’être ceux de Paradjanov.

Ossama Mohammed s’est réfugié en France depuis mai 2011, dans l’impossibilité de retourner dans son pays après avoir participé à une table ronde pendant le Festival de Cannes sur le thème « cinéma et dictature. »

De son exil parisien, il suit la révolution et la terrible répression qui ensanglante la Syrie. Il en fait un film, Eau Argentée, Syrie autoportrait, qui est constitué d’une multitude d’images prises avec des téléphones portables, postées sur Youtube ou ailleurs. « En Syrie, les youtubeurs filment et meurent tous les jours. Tandis que d’autres tuent et filment. À Paris, je ne peux que filmer le ciel et monter ces images Youtube, guidé par cet amour indéfectible de la Syrie. De cette tension entre ma distance, mon pays et la révolution est née une rencontre » déclare le cinéaste. Cette rencontre est d’Ossama Mohammed et de Wiam Simav Bedierxan, une jeune femme d’origine kurde qui a filmé la ville de Homs sous les bombes. Le film est l’histoire de ce dialogue par images interposées, mais aussi de bien d’autres choses : un monologue poignant sur l’exil, une réflexion sur le cinéma et le pouvoir de l’image. Le film recueille aussi bien des images des opposants et de témoignages des atrocités commises par le régime de Bachar el-Assad contre son peuple, que des images filmées par les tortionnaires eux-mêmes des supplices infligés à leurs prisonniers. Les images des victimes et les images des tueurs, avec des scènes insoutenables de cadavres de civils et d’enfants, d’humiliations et de tortures. Au-delà du documentaire et même du film essai, une œuvre de cinéma importante capable à partir d’une tragédie majeure de notre époque (150 000 morts et 6,5 millions de personnes déplacées depuis mars 2011) d’élaborer une mosaïque d’images et de sons qui explore avant tout la puissance du cinéma, comme force de résistance et d’oppression, par un cinéaste poète qui questionne la notion même de l’acte de filmer et d’associer une image avec une autre, une image et un son, sans oublier la notion d’auteur – le film est celui de tout le peuple syrien, d’un homme et d’une femme qui ne se sont jamais rencontrés. Olivier Père – Arte.

Salah Stétié

Écrivain et poète de réputation internationale, amateur d'art, homme d'action et diplomate – « ambassadeur d'un incendie », résume-t-il en pensant à sa terre du Liban, qu'il a représentée en France, aux Pays-Bas et au Maroc –, Salah Stétié est issu de deux civilisations matrices de plusieurs cultures. L'une méditerranéenne et orientale ; l'autre française et occidentale. Libanais par son origine, il s'est senti français très jeune par la pratique d'une langue apprise dans les meilleures universités de Beyrouth et de Paris. Dès lors, il s'est lié, sur chacune des deux rives, aux plus grands poètes des années 1950 et 1960 : d'un côté, Georges Schéhadé et Adonis ; de l'autre, Pierre Jean Jouve, René Char, Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Édouard Glissant…

Leili Anvar

Chercheuse en littérature mystique et traductrice, productrice des « Discussions du soir » sur France Culture, comédienne, Leili Anvar conçoit et met en voix des récitals de poésie, accompagnée par de prestigieux musiciens/compositeurs. Elle a créé des récitals poétiques au festival de Fès des musiques sacrées du monde, au Théâtre de la Ville, à l’UNESCO, à la Chapelle Matisse de Vence, au festival des musiques sacrées de Grasse, de Perpignan, au Forum 104, aux Rencontres de Cannes, aux Bibliothèques idéales de Strasbourg…

Christelle Willemez

Comédienne, formée aux techniques de l’Actor’s Studio, au masque et au clown, Christelle Willemez est de ces actrices qui frappent par la voix et l’intensité de la présence, mais aussi par l’art des ruptures et des nuances. Ceci, quel que soit le registre abordé : héroïnes à l’amour illimité (Desdémone / Othello, Héloïse / Entre ciel et chair), ou magnétiques et vénéneuses (Dona Juana / Dom Juan, Lechy Elbernon / L’échange), ou encore rebelles et espiègles (Alexa / Love Letters)… Elle produit et interprète Entre ciel et chair, un spectacle sur Héloïse et Abélard adapté de Une passion de Christiane Singer, en tournée depuis 2004.

Renaud Garcia-Fons

Renaud Garcia-Fons joue de la contrebasse. Parallèlement à un cursus d’études classiques au conservatoire, il étudie avec François Rabbath. Depuis l'âge de 21 ans, il développe un langage et une technique singuliers nourris de l'apport de différentes musiques d'orient et d'occident, entre composition et improvisation.

Il expérimente de nouvelles sonorités, d’abord dans le jazz en intégrant l’ensemble du trompettiste Roger Guérin, puis l’Orchestre de Contrebasses, l’Orchestre National de Jazz dirigé par Claude Barthélémy. Il sera aussi complice de Nguyen Le, Sylvain Luc, Paquito D’Rivera, Michel Portal, Didier Lockwood…

Proche de la tradition du flamenco qu’il étudie et transpose à la contrebasse, il collabore avec les artistes majeurs du genre, mais aussi plus largement avec des artistes du monde entier (Afrique, Asie…).

En 2012 il obtient le prix Echo Deutscher MuzikPreis Jazz du meilleur instrumentiste international (basse / guitare) pour son album « Méditerranées ». Il est également un compositeur de talent et joue dans les plus grands festivals de jazz et de world music.


Sylvie Germain

Sylvie Germain, 63 ans, est une femme de lettres française. Depuis presque trente ans, elle construit une œuvre singulière, imposante et cohérente. Couronnée de nombreux prix littéraires : Prix Femina en 1989 pour Jours de colère (dont l'histoire se déroule dans les forêts du Morvan), Grand Prix Jean Giono en 1998 pour Tobie des Marais, Prix Goncourt des lycéens en 2005 pour Magnus, Prix Jean Monnet de littérature européenne en 2012 et Grand Prix SGDL de littérature 2012 pour l'ensemble de son œuvre, elle a publié aux éditions Albin Michel quatre romans : Magnus (2005), L'inaperçu (2008), Hors champ (2009), Petites scènes capitales (2013), un hommage à ses parents, Le monde sans vous (2011) et un retour sur son parcours d'écriture : Rendez-vous nomades (2012). Elle vit et travaille à Angoulême.

En 2013, elle est élue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique au fauteuil de Dominique Rolin. En 2016, elle reçoit le prix mondial Cino Del Duca.

Fadila Semaï

Fadila Semaï a été journaliste en presse écrite et audiovisuelle, notamment pour : Antenne 2, France 3, l'Événement du Jeudi, Les Dossiers du Canard Enchainé. De 1996 à 2002, elle a été reporter puis rédactrice en chef à Canal plus (Le Vrai Journal, Un Autre Journal, Nulle Part Ailleurs Midi). Après avoir été ensuite consultante en audiovisuel, elle se consacre aujourd'hui à l'écriture.

Vingt ans après l'assassinat des moines de Tibhirine, un épisode de la vie de leur prieur restait encore mystérieux : on savait qu'au temps de la guerre d'Algérie, Christian de Chergé, alors officier, avait noué une forte amitié avec un certain Mohamed, qui l'aurait un jour sauvé d'un guet-apens des « rebelles », et l'aurait ensuite payé de sa vie. Mais qui était ce Mohamed, et en quoi ces événements avaient-ils influé sur le destin de Christian de Chergé ? Fadila Semaï, mue à la fois par son instinct de journaliste et par sa fascination pour une telle rencontre mènera l'enquête pour découvrir le sens profond de cette amitié. C’est ce qu’elle nous livre dans son ouvrage « l’ami parti devant », paru chez Albin Michel.